Droit

Réforme du Code pénal : les débats se poursuivent

Par Tiziri El Kettani 415 vues

La réforme du Code pénal marocain reste au cœur de vifs débats, opposant les partisans d'une libéralisation des mœurs et les courants conservateurs, tandis qu'un consensus se dégage sur le renforcement de la lutte contre la criminalité financière.

La réforme du Code pénal, serpent de mer de la vie législative marocaine, continue de susciter des débats passionnés au sein du Parlement et de la société civile. Si un consensus semble émerger sur la nécessité de moderniser un texte datant de 1962, les points de divergence restent nombreux et profonds, illustrant les lignes de fracture qui traversent la société marocaine.

D'un côté, les courants modernistes, soutenus par une grande partie de la société civile, plaident pour une dépénalisation des délits relatifs aux libertés individuelles, notamment l'article 490 qui criminalise les relations sexuelles hors mariage, et pour l'abolition de la peine de mort. De l'autre, les courants conservateurs s'opposent fermement à ce qu'ils considèrent comme une atteinte aux "valeurs et aux référentiels de la société marocaine".

En parallèle, un autre volet de la réforme fait l'objet d'un consensus plus large : le renforcement de l'arsenal pénal contre la criminalité financière, la corruption et le trafic d'influence. Le gouvernement, pris entre ces deux feux, cherche une voie médiane difficile, retardant d'autant l'adoption d'un texte crucial pour l'État de droit.

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