La digitalisation bouscule la profession d'avocat au Maroc. Entre l'émergence des "Legal Techs" et la numérisation des procédures, les cabinets doivent investir dans la technologie et la formation pour rester compétitifs.
La transformation numérique ne frappe pas seulement à la porte des entreprises, elle bouscule les fondations mêmes de la profession d'avocat au Maroc. L'émergence des "Legal Techs", ces startups qui proposent des services juridiques automatisés (génération de contrats, assistance en ligne), et la digitalisation croissante des procédures judiciaires obligent les robes noires à une profonde remise en question.Si certains cabinets, notamment les grandes structures d'affaires, ont déjà investi massivement dans des logiciels de gestion de dossiers, des solutions d'intelligence artificielle pour la recherche juridique et des plateformes de consultation en ligne, une grande partie de la profession reste à la traîne. "Notre métier, c'est l'humain, l'intuitu personae. On ne peut pas le remplacer par un algorithme", tempère un bâtonnier.
Pourtant, le défi est bien là. La cybersécurité des données clients est devenue un enjeu crucial, et la capacité à utiliser les nouveaux outils numériques est désormais une compétence essentielle pour rester compétitif. Les différents barreaux du Royaume ont lancé des programmes de formation, conscients que l'avocat de demain sera, qu'il le veuille ou non, un avocat augmenté par la technologie.